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Généalogie

Données familiales

Renseignements pratiques

Les noms

2003, les nouveaux-nés pourront Dès septembre porter, au choix, le nom de leur papa, ou de leur maman, voire les deux. Une chance pour certains patronymes sans descendance masculine, de ne plus tomber aux oubliettes, et un soulagement pour les futurs parents affublés d'un nom difficile à porter Mais le risque est grand pour les généalogistes de perdre un peu le fil.

Nous nous partageons, en France, un million de patronymes, un record mondial. Soit, un nom pour une soixantaine de personnes, en moyenne.

Les noms-prénoms, ils sont légion

Vingt-huit, des cinquante noms les plus fréquents, sont d'ailleurs des prénoms. On a coutume de penser qu'ils sont issus d'enfants trouvés et hâtivement baptisés ce qui est loin d'être toujours le cas.
Comme la plupart des noms de famille, les noms-prénoms ont vu le jour au XIe et XIIe siècle. Jusqu'alors, le simple nom de baptême suffisait à identifier les personnes. Mais avec le boom démographique, pour distinguer un " Jacques " d'un autre, on prit l'habitude d'y accoler le nom de son père. "Jacques François ", ne signifiant alors rien d'autre que "Jacques ", fils de " François " .Les autres patronymes les plus fréquents sont nés de surnoms, liés à une particularité physique (Petit, Legrand, Roux...) ou à un métier (Dubois, Mercier...). Mais depuis la fin du XIXe siècle, 200 000 noms de famille ont disparu faute de descendance masculine et 520 000 nouveaux sont nés, au gré de l'immigration.
(article de Vivre plus / nov. 2002)


Onomastique

Définitions :
-onyme : du grec onoma = nom

Matronyme : nom de personne quand il est transmis par la mère

Patronyme : nom de personne quand il est transmis par le père, s'emploie fréquement pour désigner le nom de famille

Toponymie : du grec topos = lieu, est une science qui a pour objet l'étude linguistique (la formation et de l'évolution) des noms de lieux, ou toponymes. C'est également l'ensemble des noms de lieux d'un pays ou d'une région, d'une carte ou d'une nomenclature.


Gauthier, Gautier, Gautié : Nom très fréquent dans toute la France. Ce nom dérive soit de la racine germanique Waldo signifiant gouverner et de Ric signifiant puissant ou Hari : armée, avec une mutation du d de Waldhari (wald = qui gouverne + hari = armée) en t ou th d'ou Gautier. Mais ce nom peut avoir comme signification Gaud, en ancien français, bois, petite foret, lui même venant du germanique, Wald. Ce mot était très répandu comme lieu dit. Gautier a été le surnom des faiseurs de farces, parfois de bûcherons.

Le Mao, Le Maou : Origine bretonne, surtout porté dans le Finistère, Le Maou (22), il correspond au vieux breton mauu, juvénile, jeune garçon, serviteur, jeune noble qui n'est pas encore chevalier. Variantes : Le Maoult (22), Le Maout (29, 56), mais ces deux derniers noms semblent plutôt évoquer le mouton.

Abline : Matronyme (49, 44, 41) de Ablin, forme contractée du nom Abelin (17, 86, 76), diminutif d'Abel. On trouve les Ablin dans l'Ouest (44, 17, 76). La forme Ablain (35, 56, 60) semble une variante de ce nom, mais pourrait être aussi une contraction du breton Abalain.

Bizec (Le) : Origine bretonne, il contient biz, bis, mot breton désignant le doigt. A l'instar de Meudec signifiant qui a de gros pouces et, partant, qui est maladroit, Bizec pourrait s'appliquer à celui qui a de gros doigts ou qui a de longs doigts. (source Patrimoines Buisonniers)

Cadiot : Variante ou diminutif de Cadio, nom porté dans le Morbihan qui est l'équivalent de Cadiou, c'est un ancien nom de personne breton formé sur la racine cad, cat (= combat).

Conan ou Connan : Origine bretonne (22), c'est un diminutif du vieux breton con, éminent élevé, il déterminait, comme ce dernier, une personne éminente. Plusieurs chefs et un saint bretons ont porté ce nom.

Delanoue : Egalement Delanoë, Delanoé, Delanoe. Nom porté dans l'Ouest (35, 44, 53, 22). Désigne celui qui est originaire d'une localité appelée la Noë, toponyme très répandu qui a le sens de prairie humide, lieu marécageux (celtique *nauda). Variantes : Delanou, Delanous, Delanoux (49).

Desormeaux : Originaire d'un lieu-dit les Ormeaux (dérivé de orme). Le nom de famille est fréquent dans l'Eure et la Somme. Variantes : Desormeau (17, 44, 02), Desormaux (80).

Fougerat : L'un des nombreux toponymes évoquant un lieu où pousse la fougère. On le rencontre surtout dans le Limousin et la Charente. Variantes ou formes voisines : Fougerais (35, 53), Fougeras (87, 69, 71), Fougeray (35, 62). La forme ancienne Fougeratz (Maine) est à rattacher à Fougerais, Fougeray.

Henry : Origine germanique, il est composé d'haim, maison, toit et ric, roi, puissant ; il se traduirait par maître de la maison. (source Patrimoines Buisonniers)

Jouan : Comme Jean il vient de Johannes, par la grâce de Dieu. Saint Jouan fut évêque du Léon. (source Patrimoines Buisonniers)

Le Barbier, Le Barber : Nom surtout rencontré en Bretagne (56, 22). Désigne évidemment un barbier.

Le Bloas : Porté dans le Finistère (variante : Le Bloa), semble correspondre au breton "bloaz" (= an, année), mais le surnom est bien difficile à comprendre. Le patronyme Le Blois (22) en est en principe une variante francisée. On pensera cependant aussi à l'ancien français "blois" (qui bégaie, qui a un défaut de prononciation).

Le Bon : Origine Française, cet adjectif avait, au moyen-Age, le sens de brave. Il avait pour équivalent le vieux breton Gleu qui a donné le non de famille Gleo et sa variante Gleau. (source Patrimoines Buisonniers)

Le Corre : Est issu du vieux breton corr désignant quelqu'un de très petit, un nain en quelque sorte. On dit Ar C'horr en breton. (source Patrimoines Buisonniers)

Le Fur : Origine bretonne, fur est le sage. (source Patrimoines Buisonniers)

Le Guilloux : Origine bretonne, un des noms les plus répandus en Bretagne. Il apparaît comme diminutif de Guillaume, issu du germanique wilhelm attribué au guerrier volontaire, helm signifiait casque. Il s'appliquait à un guerrier volontaire au combat.
On peut imaginer que la fréquence de ce nom est, pour une part au moins, lié au fait que le loup est surnommé gwilhou en breton. (source Patrimoines Buisonniers)

Le Meur : Origine bretonne, nom surtout porté dans le Finistère. Indique quelqu'un de grande valeur, de grande importance (vieux breton mor > meur).

Le Moal : Origine breton (départements 22 et 29 surtout) qui est un sobriquet désignant une personne chauve. Diminutifs : Le Moallic, Le Moaligou.

Lucas : Origine française. Il est diminutif de luc, dont l'étymologie se réfère à des notions de clarté, de lumière. (source Patrimoines Buisonniers)

Michel : Michel est connu comme étant l'un des archanges, il signifie qui est comme Dieu. (source Patrimoines Buisonniers)

Morellec : Origine incertaine, probablement du Breton dérivé de morzhellec à partir d'une racine mortell qui signifie cruel. (source Patrimoines Buisonniers)

Peltier : Forme contractée de Pelletier. On trouve beaucoup de Peltier dans l'Est (90), mais aussi dans l'Ouest (49, 79). Variantes : Pelthier (70, 88), Peltiers (86), Peltiez (80, 08).

Peron : Variante Pezron. Du latin Petrus 'Pierre', évolue successivement en Pedron, puis Pezron et enfin Peron en breton.

Prigent : Origine bretonne, il est composé du vieux breton prit, forme, apparence et de gen, de la race de... Il signifie de la race des presonnes au physique agréable. (source Patrimoines Buisonniers)

Queméner : Origine bretonne, il s'appliquait au costumier avant d'admettre le sens de tailleur. (source Patrimoines Buisonniers)


Nos Prénoms

Véronique (PR : Vanessa, Vaïna) (Veronica) :

Véronique (4 février), femme juive, atteinte d'un flux de sang, guérie par Jésus, vint témoigner en sa faveur durant son procès devant Pilate. La légende en fit celle qui essuya le visage du Christ montant au Calvaire, avec un linge blanc où se grava l'empreinte de ses traits. Non canonisée, mais appelée sainte. Nom issu (comme Bérénice) du grec "beronike" (qui porte la victoire). Patronne des photographes, des lingères. Fête le 8 mars (12 juillet).

Véronique, religieuse italienne, née dans le Milanais en 1445, morte en 1497. Elle se distingua par l'austérité de ses pénitences. Fête le 13 janvier.

Véronique, religieuse franciscaine, abbesse. Fête le 9 juillet.

Gilles (PR : Egide, Gillette, Gilonne) (Géo : Gély, Géry) (16 communes) :

Gilles (1er septembre), né à Athènes, vint vivre en ermite en Provence au VIIème siècle, mort au début du VIIIème siècle. Il est représenté avec une biche, car selon une légende du Xème siècle, une biche, poursuivie par des chasseurs, se réfugia dans sa grotte, et vint se coucher à ses pieds. Sur son tombeau fut construite l'abbaye de Saint-Gilles-du-Gard, alors port de mer, étape de pèlerinage sur le chemin de Rome et de Compostelle. Nom issu du germain "ghil" (otage). Invoqué contre les maladies, les épidémies, la folie. Nom issu du grec "aigidlon" (chevreau), et du latin "egidius".
Dicton : "Pluie de Saint-Gilles Ruine les glands".
Fête le 1er septembre (avec saint Leu).

Marie (PR. : Mâcha, Maria, Mariam, Marianne, Mariannick, Mariella, Marielle, Mariette, Marilyne, Marion, Marjolaine, Marlène, Mary, Marylise, Maryse, Maryvonne, May, Mireille, Muriel, Myriam) (Géo : Mère) (40 communes) (Maria) :

Marie, dite la sainte Vierge, fille de Joachim et d'Anne de Nazareth, femme du charpentier Joseph. Elle reçut la visite de l'ange Gabriel qui lui annonça qu'elle concevrait le sauveur du monde à Bethléem. Elle rendit visite à sa cousine Elisabeth qui lui dit qu'elle était bénie entre toutes les femmes ; elle répondit par le poème devenu le Magnificat. Elle accoucha à Bethléem, puis Jésus fut présenté au Temple. Elle ne réapparut qu'aux noces de Cana et au pied de la croix. Après la mort de Jésus, elle aurait suivi l'apôtre Jean à Ephèse, et serait morte à un âge avancé. Patronne de la France. Nom hébreu "Miriam" (obstinée).
Fête le 25 mars (Annonciation), le 8 septembre (Nativité), Visitation (31 mai ou 2 juillet), 15 août (Assomption), et Immaculée Conception (8 décembre).

Jérémie (PR : Jérémy) (17 juin) :

Jérémie né vers 650 avant J.-C., à Anathoth, en Palestine, prophétisa contre l'infidélité des juifs à Dieu, et annonça leur déportation à Babylone. Il fut accusé de trahison et emprisonné. Nom hébreu (Jahvé a destiné).
Fête le 1er mai.

Benjamin (PR : Benjamine) (Beniamino) (31 mars) :

Jeune diacre, évangélisant en Perse avec son évêque, il refusa d'adorer le feu, et fut empalé sur ordre du roi en 420, parce que les chrétiens avaient incendié un temple païen. Nom issu de l'hébreu "ben yamin" (fils de la main droite, donc de bon augure), porté par le cadet des fils de Jacob.
Dicton : "A la Saint Benjamin, Le mauvais temps prend fin".
Fête le 31 mars.


Page créée par Gilles Gauthier Mise à jour le 18 décembre, 2008